Débat autour d'une idée sur l'Education Nationale

Vous avez une déclaration, un texte ou autre chose à nous soumettre mais qui ne trouve pas sa place ailleurs, faites le ici!
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anatole
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Débat autour d'une idée sur l'Education Nationale

Messagepar anatole » sam. 2 sept. 2017 10:46

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Bonjour à tous,

Je vous propose de sortir du thème de la démocratie, pour lancer une idée, qui vaut ce qu'elle vaut mais que je ne serais prêt à approfondir ou à abandonner qu'après confrontation à d'autres avis.

Nous sommes beaucoup à penser que le système éducatif actuel ne rempli plus tous les rôles que les parents mais aussi la société entière, seraient en droit d’attendre.
Et si nous revoyons complètement notre façon d'aborder le problème?
Ce que je vous propose ici, c'est de repartir à zéro et d'imaginer un système complètement différent, l'idée "brute de décoffrage" est bien évidemment à améliorer, et pour cela j'ouvre le débat avec un vision nouvelle. Les réformettes, souvent abandonnées avant leur mise en place, n'ont jusqu'ici rien donné, soit rejetées par les professionnels de l'éducation, soit critiquées par les parents ou par différents corps tels que les communes ou les lobbies du monde touristiques etc etc....

Les constats:

- Par l'obtention systématique du Baccalauréat, le diplôme ne vaut plus rien, cela remet en cause sa pertinence et son objectif. Devenu simple formalité pour l'entrée à l'université , complètement engorgée avec des amphithéâtres remplis de jeunes qui ne sont là qu'après un passage par APB qui est aujourd'hui très critiqué par son égalité des chances et sa pertinence en terme d'orientation.

- La dévaluation des filières professionnelles, considérées comme "voix de garage" et solutions de non choix. Le vrai problème est probablement lié aux choix de l’adolescent. En effet, comment peux t on croire qu'à 16 ans, l'on peut avoir une idée de ce qu'est le monde du travail? Pourtant, on leur demande de choisir, il est important de trouver une solution à cette contradiction fondamentale qui empêche le jeune d’assumer ces choix qui viendront dans certains cas télescoper les attentes des parents, trop ou trop peu ambitieux pour leurs enfants, trop ou peu impliqués dans leur cursus.

- l'adéquation formation / attentes des entreprises, les filières proposées ne sont pas mises en place à la vitesse de l'évolution des marchés et ne correspondent pas en terme de nombre de places aux propositions d'offres d'emplois, sur le court et encore moins sur le moyen/long terme.

- L'intérêt concret d'apprendre est peu perceptible pour le jeune, cela induit une motivation faible et donc un manque de performance dans l'apprentissage des matières. Effectivement, sans but, l'enfant ne voit souvent pas son intérêt à étudier telle ou telle matière, cela nuit à la performance et donc génère des enfants en difficultés que le corps enseignant n'arrive pas à aider.

-L'adéquation entre des programmes rigides et les capacités non homogènes des élèves est aussi une raison d'échecs. Certains seront excellents dans une catégorie d'apprentissage et mauvais dans d'autres, il est donc nécessaire, pour ne plus les freiner pour des raisons de résultats généraux et de trouver une solution alternative aux moules universels.

- La question de la responsabilité individuelle , de rendre le futur adulte plus émancipé, plus responsable de ses choix est probablement une des raisons qui induit certains phénomènes sociétaux graves telles que les incivilités, le respect de l'autre ou de l'environnement.

Ce constat négatif des carences de l'éducation nationale d'aujourd'hui est surement non exhaustif et demande surement à être rallongé, il relève d'un point de vue et demande bien évidemment une participation externe pour en élargir sa vision. Une vision avec d'autres perceptions est importante pour pouvoir par la suite modifier les propositions qui vont suivre. L'aspect participatif de cette réflexion est fondamental pour en tirer un projet cohérent, c'est pourquoi je vous soumets ce texte.

Les propositions pour améliorer les effets négatifs induits par le système actuel:

- Arrêt du Baccalauréat, du brevet des collège remplacés par la mise en place de modules par matières et la fusion collège/lycée:
Dès la sortie de l'école primaire:
Un éventail de matières est proposé à l'enfant, au début de son apprentissage avec une graduation validé par des acquis. Chaque acquis donnent la possibilité de passer au module suivant, qui donne lieu à un nouveau programme.
Chaque matière est indépendante des autres, donc un enfant peut se voir refaire plusieurs années le même programme de français et évoluer en mathématiques, en arts ou autres et inversement.
Il changera donc de classe plusieurs fois dans la semaine ou la journée, selon le niveau acquis dans chacune des matières étudiées.

Par exemple, à 18 ans, un élève pourra être évalué par sa maitrise des matières qu'on pourrait imaginer ressembler à ça:
Français module 9
Mathématique module 7
Langue étrangère x module 5
Histoire module 10
Arts x ou y module 4
etc etc.........

L'objectif étant de proposer une formation en adéquation avec les gouts et les aptitudes de l'enfant sans le freiner par des matières qui l’empêcheront d'évoluer dans d'autres. De plus cela aura probablement plus d'effet d'encouragements à assumer sa propre nature.

D'un autre coté, sur le marché du travail, l'employeur n’appréhendera plus un diplôme particulier ou un niveau d’études moyen, mais un profil et pourra selon son activité choisir un savoir être/ savoir faire plus adapté.

Bien sûr, une réflexion sur l'ajout de matières telles que compréhension des techniques de communications ( commerciales institutionnelles et relationnelles), études de l’environnement, droits (à mon avis fondamental) est a mener, car il faut se poser la question du champ proposé et du contenu minimum à apporter à l' enfant.

-Sortie obligatoire de l'école à 18 ans
Avant de choisir sa voie, l'adolescent se confronte au monde du travail pendant 2 ans.
Les entreprises de plus de x salariés se voient obligées d'embaucher un pourcentage de ces jeunes, les entreprises plus petites le font sur volontariat.
En contrepartie ces emplois sont sans charges ni cotisations et le salaire reversé doit être décent, mais plafonné (pour éviter des emplois en relation avec la classe sociale des parents).
Ces contrats seront cassables par les deux parties, selon des règles déterminées afin de pouvoir permettre au jeune de multiplier s'il le souhaite, ses expériences et de trouver sa voie selon son appréhension de la réalité du marché du travail et des professions qui le composent.

Ce système aura pour objectif de rendre plus pertinent les choix futurs d'orientations, obliger nos futurs élites à connaitre les réalités auxquelles sont confrontés la classe populaire, faire comprendre l'intérêt de s'impliquer dans les études, éduquer moralement et donner une vision concrète du monde de l'adulte, mais aussi , par ces deux ans de salaires, donner aux plus démunis la possibilité d'investir financièrement dans leur avenir (permis de conduire, économies qui pourront être utilisées pour vivre pendant leur deuxième phase d'étude, payer des concours .....).
En cas d'abandon de poste, l'employeur doit être préservé mais ne doit pas être fautif dans cet abandon, une institution relevant de l'éducation nationale sera en charge de juger les cas particuliers.
Le jeune sera suivi par l'éducation nationale pendant cette période, comme il l'est actuellement en période de stage, il reste sous la responsabilité de son dernier établissement .

- Possibilité universelle de retourner étudier à 20 ans et après 24 mois d'activité professionnelle.
C'est à cet âge, après avoir bénéficié d'un socle de connaissance minimal et après avoir eu un aperçu de la vie dans le monde du travail que le jeune pourra, s'il le souhaite se voir ouvrir un deuxième cycle, soit universitaire (tel qu'il est aujourd'hui) ou de partir dans une branche professionnelle, qui sera quant à elle à revoir entièrement, plus axée sur les matières professionnelles , sans obligation de matières générales avec ou sans périodes de stages.

- De plus, il me semble important que la profession abandonne son vocabulaire technique pour être compris des parents, mais cela concerne bien d'autres textes et professions qui ont un impact sur notre bien commun.

Merci pour votre participation au débat.
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